ALSTOM n'est pas à vendre : nationalisation

Publié le par Front de Gauche 90

Depuis un an, la Direction du Groupe ALSTOM affirme être en quête d’un repreneur de sa branche Energie. Les raisons invoquées sont la difficulté à disposer d’une trésorerie suffisante pour s’engager sur de nouveaux marchés, notamment celui des pays émergeants dans le domaine des équipements énergétiques, ainsi qu’une certaine baisse du niveau de commande, pouvant conduire à une baisse d’activités à moyen terme. On sait que, plus prosaïquement, le désengagement du groupe BOUYGUES (qui n’a que faire de la capacité d’indépendance énergétique d’un pays comme la France) dans le capital d’ALSTOM, a été l’élément déclenchant pour ouvrir la boîte de Pandore d’une possible recomposition capitalistique de la firme.

Quelles sont les activités industrielles d’ALSTOM ?

Les deux branches d’activités les plus importantes sont :

La branche énergie : les clients sont bien souvent des Collectivités Locales ou Territoriales, des Entreprises de Service Public, des Etats.

La branche réseaux, qui a fait la preuve d’une forte compétence dans la conception et la mise en œuvre de solutions clés en main à forte valeur ajoutée, avec des applications aux 4 coins de la planète.

Sur le plan financier, les résultats annuels de la Société, tels qu’ils apparaissent dans les documents de référence, sont, sans aucune ambiguïté, bons voire très bons.

Quant au versement de dividendes aux actionnaires du Groupe, il est même de haut niveau et confirme que, même du point de vue de la profitabilité, voire du niveau d’endettement, il n’y a pas péril en la demeure.

Autrement dit, les tractations en cours actuellement n’ont aucune raison liée à une quelconque difficulté financière du Groupe, même passagère. Alors que se passe-t-il ?

Les seules explications résident dans la recherche d’un objectif de profitabilité encore plus fort, susceptible de séduire les marchés financiers dans la recherche de ressources financières, et de compenser la timidité des banques sur le créneau de l’investissement industriel.

Certains arguent du manque de « cash », c’est-à-dire de trésorerie pour répondre aux besoins de nouveaux marchés.

Pourtant, le total des dividendes versés aux actionnaires en 2013 s’élève tout de même à 308 millions d’actions x 0,84 € = 260 Millions €, et a culminé à 500 millions € en 2008. Depuis 2007, ce sont plus de 2 Milliards d’Euros qui ont été versés.

Il faut une nouvelle logique industrielle. Pas seulement pour sauver l’emploi : il faut aussi sauvegarder la maîtrise technologique, la capacité de recherche et d’innovation pour répondre aux besoins du pays en matière d’énergie et de transport, pour s’engager dans une transition énergétique.

Démocratie, appropriation des pouvoirs de décisions, c’est possible et c’est l’avenir nouveau qui peut s’écrire si les belfortains choisissent de s’en mêler.

C’est le sens que nous donnons à la nationalisation d’Alstom.

Les communistes d’Alstom

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